Legislatives 2024 : Quelle incidence sur les frais bancaires ?
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Legislatives 2024 : Qui veut plafonner les frais bancaires ?

Le pouvoir d'achat est le sujet qui pèse le plus dans les intentions de vote des Français. Dans ce contexte, quelles sont les proposition du Nouveau Front Populaire, du Rassemblement National et du camp présidentiel (Ensemble!) en matière de frais bancaires. Nous avons fait un tour d'horizon des trois grandes forces politiques présentes au second tour des législatives.

Nouveau Front Populaire : Vers un plafonnement des frais pour tous

La coalition de gauche souhaite s'attaquer aux frais d'incidents de paiement qui sont perçu pour chaque opération irrégulière : commission d'intervention, frais de rejet de prélèvement, envoi de lettres. L'ensemble de ces frais peut vite grever le budget mensuel, notamment des plus modestes qui peinent à boucler leurs fin de mois.

En effet, les français paient en moyenne 250 euros de frais d'incident chaque année selon une étude menée par l'UDAF / UNAF.

Un plafonnement des frais bancaires existe déjà aujourd'hui mais ne concerne pas tout le monde. En effet, suite à la crise des gilets Jaune, le gouvernement d'Emmanuel Macron avait imposé aux banques d'identifier les clients en situation de fragilité financière, pour lesquels les frais d'incident sont plafonnés à 25€ par mois. La loi précise qu'une personne est considérée fragiles selon certains critères : Dépôt d'un dossier de surendettement qui a été accepté, inscription dans un fichier de la banque de France, ou 5 rejets d'opération dans le même mois.

Le nouveau Front Populaire souhaite aller plus loin en plafonner les frais liés à un incident à 2€ par incident, 20 euros par mois et 200 euros par an, et ceux pour tous les français.

En effet, nombreux ceux sont qui passent dans les mailles de ce plafonnement et paient alors plusieurs centaines d'euros de frais chaque année. A l'heure actuelle, les frais d'incident (commission d'intervention et frais de rejet de prélèvement ou de chèques) sont plafonnés à 80€ par mois, soit jusqu'à 960€ par an pour ceux qui ne seraient pas reconnus comme financièrement fragiles.

Rassemblement National & Ensemble : Pas de proposition

Au moment où nous écrivons ces lignes, ni le Rassemblement national, ni le camp présidentiel n'a émis de proposition concernant les frais bancaires. C'est toutefois le sous le gouvernement de Jean Castex qu'ont été étendues les conditions d'appréciation par les banques des clients en situation de fragilité financière.

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